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mardi 4 octobre 2011

Kia Orana au paradis!


Kia Orana ça veut dire « bonjour » ou « bienvenue » en Polynésien. J'ai passé une journée formidable où l'émerveillement était présent à chaque instant. Exit les atermoiements de midinette d'hier, place à l'enthousiasme ! Je suis déjà remis des 12 heures de décalage pris dans les dents. Aitutaki est une petite île fantastique que j'aime beaucoup et je dois dire que j’attaque fort ! J'ai un programme pour ce voyage qui déchire ta race, qu'on se le dise!
Déjà, dès demain j'ai réservé une excursion vers les îlots du sud-est du lagon, dont One Foot Island qui est sur toutes les cartes postales. 
L'agence qui organise le tour, Aitutaki Adventures, n'a pas été facile à trouver. Elle figure sur la carte mais n'a pas d'enseigne. Finalement après avoir tourné un peu en rond, j'ai fini par trouver un pick-up jaune avec le nom sur la portière. J'ai arrêté son conducteur qui m'a donné tous les renseignements nécessaires. Réservation faite pour demain, RDV à 9h45 devant le ponton. Apparemment deux autres personnes seront de la partie.
De retour avec le scooter j'ai entendu un grand « Vlam !» suivi de plus rien, le moteur tournait toujours mais n'entraînait que dalle. Je suis tombé en carafe comme ça, heureusement à 200 mètres environ de l'agence qui m'avait loué le scooter. 
Merci mon ange gardien ! Je l'ai poussé à la main jusque là bas. Tout le monde s'arrêtait pour me demander si ça allait. Les gens sont très gentils et se connaissent tous. La porte de mon bungalow ne ferme pas et je laisse mon ordinateur et mes papiers à l'intérieur. Quand je suis arrivé j'avais demandé à la réception s'ils pouvaient garder mes affaires de valeur. Après un silence de stupeur, ils m'ont répondu qu'ici ça ne craignait rien, qu'il n'y avait pas de vol. Un autre monde je vous dis !
L'agence Rino's Rental était fermée, sans doute pour le déjeuner. Je suis quand même aller voir derrière, j'ai trouvé un vieux papy à qui j'ai expliqué le problème et qui m'a dit qu'il allait m'en donner un autre. Entre temps, l'un de ceux qui m'avaient demandé si tout allait bien est arrivé, c'était le réparateur de l'agence. Ils m'ont en donné un nouveau en échange avec le plein fait, qui a l'air en bien meilleur état. Apparemment c'est la courroie qui avait dû sauter. C'est peut être ma faute, j'avais poussé la bête au delà de 50 km/h, pris dans l'exaltation d'être cheveux au vent ! Ici en effet pas besoin de casque, d'ailleurs ils n'en donnent même pas !


J'ai passé mon après midi au Aitutaki Lagoon Resort and Spa qui se trouve tout à l'est après l'aéroport. C'est fantastique, ce resort est dans le plus bel endroit de Aitutaki. Il est sur une île pour lui tout seul, et il faut prendre un petit bac qui traverse le chenal en moins de 5 minutes. Je suis allé voir son capitaine pour savoir si je pouvais visiter. Qui ne tente rien n'a rien ! Et ça n'a pas posé le moindre problème, j'ai juste eu à signer un formulaire arrivé sur l'île, question de contrôler que les visiteurs s'en vont bien le soir. Et tout ça sans qu'ils me demandent un sou ! Je vous invite à regarder sur internet, je suis sûr qu'ils ont un site. Pour ceux qui viendront visiter, demandez le cahier des visiteurs du 4 octobre, à 14 heures vous verrez mon nom inscrit !
L'île se termine - ou commence - par un petit banc de sable où je suis resté scotché tout l'après midi, sous une palme de cocotier avec les rayons du soleil qui balayaient ma peau à travers au rythme du vent. Je n'ai croisé personne hormis un bernard l’ermite qui est passé nonchalamment devant ma serviette. De temps en temps j'allais me baigner dans le bleu turquoise. Étant dans une passe, le rivage tombait à pic et je pouvais poser mes bras sur le bord du banc de sable comme on fait à la piscine quand on se repose sur la margelle. La comparaison s'arrête évidemment là ! Sinon le sable eh bien ce n'est pas du sable, c'est du corail concassé ! 
Les minutes se sont ainsi écoulées tranquillement, me nourrissant de la beauté du paysage. Je dois dire que ça ressemble un peu aux Maldives, en mieux : pas d'île hôtel, c'est sauvage, mais moins que les Laccadives qui restent encore pour moi imbattables sur ma top list ! Finalement vers 17:30 des nuages menaçants sont entrés dans la danse. J'en ai profité pour faire quelques photos, le contraste entre un ciel gris-noir et un rivage éclairé par un soleil rasant donnant toujours des résultats saisissants. C'est marrant car ici le vent va d'est en ouest, c'est inversé comme les hémisphères. Pourtant la Terre tourne toujours dans le même sens, non ?
Je suis rentré à ma case vers 18 heures, le sourire ne quittant plus mes lèvres et les yeux mouillés d'émerveillement. Je n'ai pas parlé du bungalow au fait. Il donne sur la plage, niché sous de jeunes cocotiers. Il est sur pilotis, tout de boit constitué, les fenêtre sont remplacées par du tissu moustiquaire, le jour et le vent passent à travers les planches. Il y a des coquillages qui pendouillent un peu partout. J'ai aussi une terrasse avec une étoile de mer suspendue. La douche est dehors, au pied du cocotier ! A l'intérieur il y a tout le confort, un camping gaz 2 feux, de la vaisselle, un petit réfrigérateur et bien sûr un grand lit avec sa moustiquaire pour dormir ! Les casseroles et les poêles sont accrochées au plafond. D'ailleurs va falloir que j'aille m'en occuper. C'est l'heure du dîner !

lundi 3 octobre 2011

Aitutaki, à 12 heures de la France!

Il y a un truc que je ne comprends pas: à Los Angeles il est 13:09 et on est à GMT – 8. Je viens de régler tout sur l'heure des Îles Cook qui est GMT – 10, et il est 10:11. Si quelqu'un trouve où est passée l'heure manquante, je suis preneur! Vous pouvez faire l'essai sur votre ordinateur, vous verrez.
Hier soir en partant de Los Angeles, j'étais un zombie. Je m'en doutais un peu, dès que le soleil est parti, mon horloge interne n'a plus compris quelle heure il était et a soudainement paniqué en réalisant qu'il était très tard ! J'étais assommé! A peine rentré dans l'avion je me suis fait mon nid pour dormir. C'était sans compter sur le personnel qui est passé une heure plus tard servir le repas. Mais qui a faim à une heure pareille? Je n'ai mangé que la salade et la salade de fruit, il n'y a que ça qui passait.

Ce matin en atterrissant à Rarotonga sous la pluie, par contre : nickel. Frais comme un gardon ! C’est un petit coucou à hélice qui m'a mené à Aitutaki à une heure de vol de là. Quel long voyage ! Le survol du lagon a été superbe, j'ai distingué au début deux petites îles posées sur le lagon puis j'ai distingué l'île principale. Tout cela entouré par une large barrière de corail.
Le propriétaire du Matriki Beach Resort, Matthias, est venu m'accueillir pieds nus et m'a demandé si je venais de Russie, eut égard du prénom. Niet ! 10 minutes plus tard j'étais à destination. J'attends actuellement que le bungalow soit nettoyé.
En attendant Matthias s'est plié en quatre et m'a fait livrer un scooter pour toute la duré du séjour. Il m' aussi parlé d'une sortie en bateau snorkeling sur le lagon qu'il organiserait jeudi. J'ai bien entendu annoncé que j'étais partant. Demain soir aussi de l'autre côté de l'île, au nord est il y a une soirée danses à laquelle il m'a conseillé de me rendre. On peut aussi y manger. Car pour manger apparemment il faut se démerder puisqu'il m'a indiqué sur le plan où se trouvait l’épicerie. Pour l'eau de boisson il y a un robinet et sa femme m'a expliqué que c'était l'eau de pluie qui était récoltée et que c'était sûr. Pour eux peut être mais pour mon pauvre petit estomac européen qui ne boit que de l'eau en bouteille ?
Mon bungalow donne directement sur le lagon. La femme de m ménage vient de me dire qu'il était libre. Je vais poser mes affaires, prendre le scooter et aller commencer à explorer sans attendre !
4 octobre, 06:53 Pendant que ma lessive trempe déjà dans l'évier, j'en profite pour écrire quelques mots. Hier midi j'ai eu un coup de blues comme il m'arrive à chaque voyage au loin, mais je sais que ça ne dure pas. Je me demandais ce que je faisais là, si loin et si longtemps et si j'allais pouvoir tenir. Je réfléchissais même comment je pouvais écourter et rentrer avant l'heure. Ça m'a pris vers midi.

Pourtant jusque là tout allait bien. Je m'étais rendu au poste de police pour acquérir un permis de conduire local pour le scooter où je n'ai eu qu'à présenter mon permis français et m'en suis trouvé délesté de la modique somme de 2 dollars 50. Normalement j'avais lu qu'ils faisaient passer un test pour voir si on s'en sortait avec le scooter. Là rien, et le permis reste valable sur Rarotonga où les formalités pour ce permis sont bien plus compliquées. C'est tout bonus !
En fait le contrecoup du voyage est arrivé quand j'ai voulu passer un appel vu que j'avais promis à tout le monde d'appeler une fois arrivé aux Îles Cook pour rassurer. Eh bien je me suis retrouvé dans l'embarras car ma carte SIM internationale ne fonctionne pas ici, je ne sais pas pourquoi, j'ai un message qui m'interdit tout appel... J'ai donc couru à la poste de l'île où un téléphone était en libre service et où on pouvait payer par toutes cartes, dixit l'autocollant bleu collé dessus, en se laissant guider. Rien n'y a fait, à chaque fois que je saisissais mon numéro de CB, au bout de 5 chiffres ça s’arrêtait avec le message « Incorrect card number, please try again » Je sais bien, connasse, si tu me laissais le temps de saisir tous les numéros !
Dépité, j'ai décidé de retourner au bungalow pour placer ma SIM française qui reste valable encore quelques jours. Vu que j'ai résilié son abonnement, je ne sais pas comment je ferai par la suite si cette foutue carte Yackie ne fonctionne plus. De toute manière cette espèce de fil à la patte qu'on appelle communément un téléphone m'emmerde ferme ! Tous ceux qui partent comme ça en tour du monde ne prennent pas de téléphone et appellent d'une cabine quand ils le peuvent. Je déteste être esclave de ce truc.
Chemin faisant je me suis arrêté à l'épicerie du coin qui vend pas grand chose à des tarifs exorbitants : 12 œufs 10 dollars NZ (5 euros environ), un pain d'un kilo aux graines : 15 dollars... Bref j'en ai eu pour 100 dollars avec pour seul menu tous les soirs des mets excitants tels que : omelette aux patates ou au riz, soupe en entrée. A ce tarif je pense que j'aurais pu aller au restaurant !
De retour donc au bungalow, je suis resté sur le lit, les yeux dans le vague, comme paralysé par une décision que je n'arrivais pas à prendre : me préparer un sandwich au fromage ! Je voulais faire la sieste mais dehors mes voisins, un groupe d'américains, parlaient fort et faisaient comme s'ils étaient seuls. Remarque, avec ma case dans les cocotiers, peut être ne m'avaient ils pas encore vu.
Finalement, le sandwich et 2 bananes dans le ventre, ça allait un peu mieux, je récupérais des forces et me décidais à aller explorer l'île dans l'autre sens, vers le nord.
À un moment sur la droite il y a eu un panneau fléché « Maungapu, 119m ». Je me suis rappelé que c'était le point culminant de l'île. J'ai donc bifurqué, pensant y trouver un joli point de vue. La côte était raide, le scooter avait un peu de mal, surtout sur une piste de terre. Arrivé au sommet le panorama est à couper le souffle, des cocotiers tout autour, et au loin un chapelet de petites îles posées sur un lagon d'un bleu fluorescent. Il me tarde la sortie sur le lagon promise par Matthias pour jeudi !

Le reste de l'après midi je l'ai passé à l'ombre des filaos, au bout de la piste de l'aéroport. J'ai fait trempette dans le lagon, je n'ai jamais vu quelque chose de tel. Au bord de l'eau il n'y a aucun bruit de vaguelettes, l'eau est aussi immobile que dans une baignoire ! Même sur un lac il y a des clapotis d'eau, là rien ! Bon, pour se baigner ce n'est pas non plus vraiment l'idéal : on a de l'eau à mi cuisse et on ne sait pas où poser le pied car toute la place est prise par des concombres de mer qui ressemblent à de grosses merdes de chien. Une tuerie que ces holothuries !
Sinon le loisir national c'est de faire joujou avec son scooter au bord e l'eau en faisant vrombir le moteur. C'est un peu chiant pour arriver à faire la sieste ! Mais j'ai un peu dormi, même beaucoup : quand je me suis réveillé, le soleil n'était plus très haut, il était 18:24 et c'est avec un mal au crâne épouvantable et la vision trouble que j'ai repris mon scooter pour rentrer. Évidemment j'ai raté le chemin où je devais tourner à droite !
Au camp les américains avaient installé des chaises en plastique à 10 mètres de moi et avaient convié tous les alentours à un apéro. L'angoisse est montée d'un cran quand il a commencé à faire très sombre, pendant que j'épluchais péniblement mes patates avec un couteau émoussé et qu'eux en étaient encore à l'apéro. Bref, ça sonnait comme une soirée de merde où je ne pourrais pas aller pioncer comme il se doit !
Comment leur expliquer qu'il est 7 heures du matin en France et qu'il est largement temps d'aller se coucher ? Du coup j'ai préparé mes affaires pour aller camper. Dans l'après midi j'avais repéré un coin sous les filaos, sans habitation autour et en retrait de la plage de sorte qu'un visiteur nocturne ne puisse me voir. Ah la tente, solution de repli, heureusement que je l'ai avec moi !
Puis tout d'un coup tout s'est tût, le vacarme a fait place à un calme apaisant : les américains sont tous partis d'un seul homme, sans doute pour aller manger dans quelque restos alentours. Pas le style à sa faire à manger et c'est tant mieux ! Finalement je pouvais espérer dormir avant qu'ils ne rentrent. Et j'ai dormi ainsi jusqu'à maintenant, un peu plus de 8 heures. Certes en me forçant car à 1 heure du matin je n'avais plus sommeil ! Mais ça va rentrer, hein, faut que je m'y fasse !
Bon, le temps passe, il est désormais 7:42 ce 4 octobre et largement temps d'aller prendre un petit déjeuner. De temps en temps j'entends de gros plouf comme un homme qui plongerait. Pourtant il n'y a personne sur la plage, la végétation m'empêche de voir ce que ça peut être. Un requin ? Pas assez profond. Alors une tortue ? Mystère !

dimanche 2 octobre 2011

Pacifique me voici!


5:27
9 heures de décalage horaire, c'est monstrueux! Tout compte fait le jacuzzi je vais me le faire maintenant en attendant que le petit déjeuner soit servi (à 7 heures). J'ai bien dormi, de 19:30 à maintenant dans ma chambre 218 face à la piscine. De ce fait je serai bien reposer pour attaquer les 10 heures de vol de nuit qui me restent ce soir pour Rarotonga. Et ce sera le dernier vol long avant mon retour de Bangkok. Après je n'aurai plus que des sauts de puce de quelques heures à affronter. Fingers in the nose!

Ça fait plus rêver que Boulevard Barbès!
J'ai opté pour une journée détente à Manhattan Beach, question d'aller saluer le Pacifique. L'hôtel proposait une visite de Los Angeles par bus avec visite des maisons des stars, Hollywood, Hollywood boulevard, les studios de cinéma, etc... tout ça en 4 heures et demie. J'avais peur d'être entassé dans un groupe de japonais en T shirt blanc une bouteille de coca à la main. Finalement, j'ai bien fait. Cette partie de la côté n'est pas prisée, je m'attendais à bien pire et au final j'ai été séduit. 
 J'y ai trouvé un ponton sur la mer, des voitures de police, de vieilles bagnoles américaines et des maisons d'architecte posées face à la mer, toutes modernes, comme dans les films!
Mes impressions de cette première et unique journée aux Etats-Unis est très bonne. Les gens sont souriants, détendus, rigolent, sont nonchalants, prennent le temps de se poser. On ne ressent aucun stress ni mauvaises ondes. C'est aussi le paradis des surfeurs, ils arrivent à vélo la planche sous le coude, sans chaussure, la combinaison sur les hanches. Toute le monde a des vélos avec de grandes roues et un guidon très large et retombant qui fait presque penser à une Harley Davidson. J'avais déjà vu ça en France, il y en a très peu, je ne sais plus comment ça s'appelle. Personne n'est dans l'eau à part les surfeurs, de sorte que je me suis toujours demandé quelle était la température de l'eau.

Pour l'air c'est 84 degrés, faites la conversion, je ne sais pas combien ça fait! Ils sont chiants avec leurs oz, pouces, miles, Fahrenheit et gallons, on ne s'en sort plus! On pourrait pas leur demander de changer une fois pour toute?
C'est donc avec une petite appréhension que j'ai touché l'eau, mais aussi avec beaucoup d'émotion. Pour la première fois de ma vie j'ai vu et touché l'océan Pacifique. Rien que le nom fait rêver. A ma grande surprise, l'eau n'est pas froide, elle est un peu comme l'Atlantique l'été sur la côte landaise où je me rends tous les ans. Les vagues sont d'ailleurs les mêmes. Par contre je n'ai pris qu'un bain car avec le petit vent sur la plage, il ne faisait rien de trop chaud en sortant.

Je trouve que les Américains sont très pragmatiques, leurs routes sont bien pensées, leur maisons aussi. Le rez de chaussée, entouré de petits jardin fleuris de bougainvilliers, hibiscus, rosiers, magnolias, palmiers ou cactus, c'est le garage. Au premier étage on trouve la maison ouvrant par de larges baies vitrés sur des terrasses où sont disposés des canapés moelleux et la table à manger. Tous les styles d'architecture se mélangent, de l'ultra moderne en aluminium et verre à la maison kitsch, résurrection de Pompéi façon Las Vegas. On sent qu'ici tout est possible. Ça doit leur faire un choc quand les Américains visitent la France, où rien ne marche, où tout semble penser pour empoisonner l'existence de tous les jours. 

Hier en arrivant à Chicago j'avais aidé une maéricaine à descendre sa valise du coffre à bagage, elle m'a demandé d'où j'étais, quand j'ai dit la France, elle a eu un orgasme : «Wouaaaaah! I LOVE your country so much!» Je n'ai fait aucun commentaire, je me suis un peu forcé à sourire pour lui faire plaisir. Je me rappelle Sarkozy qui disait «La France on l'aime ou on la quitte!». Eh bien c'est chose faite, je ne participerai pas dans les prochains mois au redressement des finances publiques et j'en suis bien content!
Mais revenons à nos moutons! Je regrette un peu de ne pas rester ici plus longtemps, je sens que c'est une région qui peut me plaire, il y a des montagnes tout autour que l'on voit autour de la baie, un pêu comme sur la côte d'Azur mais vu que tout est étalé c'est moins dense. On peut critiquer le fait que les maisons c'est pas écolo, que ça fait étaler les villes, en attendant c'est aéré et pas arriéré. Il est quand même bien plus agréable d'être dans une maison où personne ne nous fait chier, sans charge de copropriété et de voisins mal élevés à supporter. A ce sujet je trouve aussi les Américains très bien élevés et calmes.

Aux stops, ils laissent passer les piétons, même s'il n'y a pas de passage cloutés. Ils conduisent de manière très douce et fluide. Toutes ces impressions restent à confirmer mais en l'état je me verrais bien y vivre. Dans tous les cas il faudra que je revienne, ce qui est prévu dans un second tour du monde qui sera en fait un tour des Amériques. La date n'est évidemment pas arrêtée.
Sinon la caricature du gros américain scotché nuit et jour au Mac Do a du souci à se faire à Los Angeles. Les filles sont sveltes et les garçons tous athlétiques. Toute le monde fait du sport, entre surf, course à pied, vélo, volley ball...il y en a pour tous les goûts. J'en ai même vu une faire son jogging en poussant un landau!
J'ai vérifié à l'intérieur, il y avait bien un truc au fond emmailloté avec deux petites chaussettes bleues qui dépassaient!
C'est le culte du corps parfait ce qui tend à me filer des complexes. Je me sens une petite crevette! Heureusement que je n'ai pas dé-bronzé depuis cet été sinon ça ferait petite crevette rose! En parlant de ça, ça me fait penser après ce premier jour sur le rivage du Pacifique que l'été ne va plus me quitter, j'ai mis l'hiver entre parenthèse. Pour l'instant le temps et les températures sont comme en France quand je l'ai quittée, ce qui était anormal pour la saison, mais la différence est que je vais conserver cet état alors que là bas ça va se déliter petit à petit pour tomber dans l'horreur des jours glacials au ciel gris et bas! Peut être même que pour l'instant vous vous en fichez de mes aventures. On en reparlera dans quelques mois!








samedi 1 octobre 2011

En route pour Los Angeles!

En prenant le taxi ce matin pour Roissy je regardais les immeubles parisiens gris et beige défiler par la fenêtre. Les derniers liens se relâchent, je vais bientôt repasser en technicolor! En une demi heure même pas depuis le moment où je suis entré dans le terminal 1 je me suis retrouvé dans la salle d'embarquement 35, grâce à Parafe, ce dispositif qui permet d'enregistrer ses empreintes digitales et de les mémoriser avec le passeport. Ainsi on a une file dédiée avec un sas où l'on pose son doigt. Tous les autres passagers qui faisaient la queue pour passer la douane étaient sidérés! Du coup j'ai presque deux heures d'avance, je vais en profiter pour aller prendre un petit déjeuner.

11:58
Le vol United pour Chicago a décollé depuis une demi heure et les côte Françaises viennent de disparaître avec l'embouchure de la Seine au loin. J'avais pris une photo en passant par dessus ma voisine mais la photo est ratée, l'appareil a fait le focus sur le hublot! Je suis désormais un citoyen du monde.
C'est marrant car les hôtesses sont des vieilles fripées grimaçantes l'air pas commode, pas très en adéquation avec l'idée que l'on peut se faire d'une hôtesse de l'air. On a l'impression qu'elles étaient en train de couper du bois avant qu'on leur demande de faire le service à bord! Détail croustillant: elles ont des chaussures orthopédiques noires brillantes, à croire qu'avoir un pied bot est un critère de recrutement chez eux! Sinon je suis étonné car les sièges sont très spacieux, j'ai un bon espace devant les genoux avant d'arriver au siège de devant. Presque une business! Ils ont annoncé je ne sais pas trop quoi, un truc du style que si on était en transit (comme moi, qu'irais je faire à Chicago?) on serait susceptible de récupérer nos bagages à Chicago puis de les ré-enregistrer. C'est le problème du mot «may» qui veut dire aussi bien la possibilité comme le devoir, ou alors j'ai oublié mes leçons d'anglais! Ca promet, pourtant mon étiquette bagage affiche Los Angeles. Bon je laisse là, la fripée est de retour pour le service du plateau repas.

16:17
 «Pirate des Caraïbes et la fontaine de jouvence» vient de se terminer sur mon écran, j'ai passé un bon moment, idéal pour me mettre dans le bain! J'adore la réplique de Penelope Cruz à Johnny Dep
«- Admet que tu as toujours été amoureux de moi – A vrai dire si tu avais une sœur et un chien j'aurais choisi le chien»! Il y en a plein d'autres qui sont culte.
Le vol est sans encombre, pas de turbulence mais tout à l'heure le pilote a mis le signal de ceinture à attacher et a oublié de l'éteindre car il n'y a pas eu les turbulences escomptées. Devant aller aux toilettes prestement, je me suis fait renvoyer fissa à mon siège par les deux chiens de garde d'hôtesses et j'ai bien crû qu'elles allaient me menotter pour que j'y reste!

21:37 ou 14:37...depends
En transit à Chicago, j'ai bien dû récupérer mes bagages et passer la douane, ça a durer des heures, heureusement que l'avion avait 50 minutes d'avance sinon je ratais mon vol pour LA. D'autant que j'ai choisi une fouille au corps à la place d'un passage aux rayons X. Eh oui, ici tout le monde se laisse passer aux rayons X parce que c'est invisible et inodore. Ces connards de terroristes font tous nous faire mourir d'un cancer!

23:34, soit.... trop fatigué pour calculer
Après 12 heures par monts et par vaux, je commence à ressentir la fatigue et il me tarde d'arriver à Los Angeles. J'ai bien fait d'avoir pris un hôtel là bas pour la nuit, j'espère que j'arriverai à récupérer un peu avant le vol de nuit qui m'attend vers Rarotonga. Le soleil brille sans nuage au dessus des Etats-Unis, je n'en ai d'ailleurs pas croisé un seul depuis qu'on est parti. Je scrute le paysage au dehors pour voir si j'aperçois des montagnes, le Colorado ou autre curiosité mais c'est du plat, des champs, on dirait un grand patchwork de dégradés beige. Rien à voir donc!
Côté avion c'est pas mieux, le musée des horreurs continue. Vous connaissez Karene Mac Lowski dans les Desperate Houswives? Eh bien c'est elle, en plus vieille et affublée d'un chou fleur sur la tête en guise de coiffure, voûtée et claudiquant de surcroît! Mais qu'est ce que c'est que cette compagnie? Je n'ose imaginer les pilotes. Peut être qu'ils sucrent le manche à balais, en tout cas je suis sûr qu'ils se remettent le dentier en place au décollage! L'avion quant à lui est comme le reste, on sent bien qu'il a vécu! Les toilettes sont à l'ancienne, j'avais oublié la manette qu'on tire vers le bas. Et pour les peintures de la cabine, on ne saurait dire si la couleur d'origine était le blanc, le beige ou le gris! Réveillez moi quand on arrive!


16:23 Heure Los Angeles
J'ai mis mon PC à l'heure, exit l'heure française! Je suis allé faire un tour de manette aux toilettes et j'ai bien fait car de retour à mon siège j'ai regardé dehors et ce que j'ai vu m'a fait dégainer l'appareil photo tout de suite.
Si c'est pas le Colorado, en tout cas c'est l'idée qu'on s'en fait, non? Il faudra un jour que je revienne pour y faire un tour, c'est magnifique ces terres rouges coupées de profonds canyons. On se croirait sur une autre planète! Je ne regrette pas ma place côté fenêtre, moi qui prend d'habitude toujours le couloir. Du coup ça m'a coupé la fatigue!


17:42 Je suis à Los Angeles, tout de suite la destination m'excite plus que Chicago. C'est bizarre non? La première chose que j'ai entendu en sortant de l'avion c'est l'espagnol! Bon le bagage est arrivé, j'appelle l'hôtel!

18:43
Impossible d'appeler l'hôtel avec ma carte SIM internationale car je dois composer le numéro au format international et je pensais avoir imprimé la page Hébergements de ce blog à cet effet mais j'ai oublié. Du coup j'ai remis ma carte française mais qui expire mi octobre. Va falloir arranger ça!
Le truc marrant c'est que j'étais au téléphone avec Madrid pendant que le conducteur de la navette de l'hôtel parlait espagnol avec sa chérie! Sinon, «Oh my gosh!» j'ai un jacuzzi dans la chambre à côté du lit! Je peux y tenir allongé, je vais essayer ça et puis au dodo, il est presque 4 heures du matin chez vous!

vendredi 30 septembre 2011

J-1

Mon sac est bouclé, tout est prêt! Ce matin j'ai fait un tour à Decathlon pour acheter un savon de voyage qui sert à tout, linge et corps, grâce à un bon de réduction que j'ai reçu hier. Il y avait marqué derrière "craint le gel". Ca devrait pas être un problème!
Tout ce que j'ai mis au point depuis des mois prend forme, le virtuel tourne progressivement au réel, comme une aube qui dégage progressivement un soleil radieux. Le rêve d'une vie se réalise enfin, je vais voir de l'autre côté du monde si la vie y est moins folle!

jeudi 29 septembre 2011

J-2

La pression et l'excitation montent! Aujourd'hui je rigole tout seul comme un taré, un bouquin "Diving the Pacific" sous le bras. Après ces armées de fantômes en costumes passe muraille qui sortent pressés du RER, ou après ces contrôleurs du tramway en costume de laine olivâtre par 26 degrés dehors. Je vais échapper à tout ce conditionnement que l'on veut nous faire adopter de force depuis qu'on est né, l'horreur économique comme je l'appelle, pendant de cette société où pour exister il faut consommer. Et c'est jouissif!
Tout le monde dit que j'ai du courage de partir comme ça à l'aventure, seul de surcroît.  Il faudra sûrement plus de courage à tous ceux qui restent et ne peuvent ou veulent pas partir pour supporter tout ça. Pour moi, ne vous inquiétez pas, je vais vivre une parenthèse enchantée dont ce blog sera le lien entre ces deux mondes. Alors bon courage à tous!

mercredi 28 septembre 2011

J-3

A J-3 du départ le sac se remplit au fur et à mesure et plus il se remplit plus j'ai l'impression de larguer les amarres. Il y a mille et une choses à penser de dernière minute comme les adaptateurs secteur, des pastilles de lavage pour le linge... Heureusement ce blog me sert de check list au fur et à mesure.
Ce soir c'est RDV chez le médecin pour qu'il me prescrive de la doxycycline pour les zones infestées de paludisme, comme aux Philippines.
J'ai contacté l'hôtel à Los Angeles, ils m'ont donné les éléments pour trouver la navette. Tout se met en place doucement! Faut dire je mûris le projet depuis un an et demi et l'idée d'un congé sabbatique depuis que j'ai commencé à travailler il y a 12 ans de cela!
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