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samedi 18 février 2012

Palau J1 : Negermid Dock - Blue Devil Beach


Prêt pour le grand départ!
J'étais debout à 5h30, excité par l'aventure. C'est comme quand on part au ski tôt le matin pour arriver de bonne heure sur les pistes, je suis toujours le premier debout frais comme un gardon. Par contre en remplissant les containers je n'avais plus de place pour faire rentrer les derniers jours de bouffe. Il faudra qu'ils prévoient un autre ravitaillement. Quand je vois tout ce qu'il y a plus le matériel de camping qu'ils vont me donner, je me demande où on va caser tout ça. Ils m'ont loué un cargo ou quoi ?
A 6h30 comme prévu le guide d'hier, Rex, était là, prenant son petit déjeuner dans une boîte en polystyrène en m'attendant. Comme hier il était speed car il m'a avoué qu'il avait trois boulots différents et qu'il était flexible ce qui faisait qu'il bossait tout le temps. Et à 8h30 il a un groupe dont il doit s'occuper. Chemin faisant je lui ai demandé de s’arrêter dans une supérette pour acheter quelques bouteilles d'eau supplémentaires. Réflexion faite j'ai peur de manquer et que 2 litres par jour ne soit pas suffisant.
Nikko Bay
On est ensuite passé à l'office chercher le kayak et le matériel complémentaire. Kay était sur le pont et avait tapé à l'ordinateur dans la soirée le programme dont on avait discuté tous ensembles hier soir. J'ai trois feuilles de papier intitulées « Ivan Couzinet Kayak Expedition Choreography » ! Tout un programme ! Ils se donnent bien du mal à Paddling Palau. J'ai laissé à l'office tout ce qui ne sert pas pour une expédition de Robinson. Exit la carte de crédit, l'ordinateur, le passeport. Me voilà désormais vagabond des mers. En plus avec l'humidité ou si le kayak se retournait je n'ai pas envie de les perdre. Ce matin en vérifiant tout une dernière fois je me suis aperçu que j'avais perdu une batterie d'appareil photo dans le voyage. J'étais sûr d'en avoir 5 et je n'en n'ai plus que 4 plus celle de la boîte de l'appareil tout neuf qui attend que l'autre se détraque. Ça fait une batterie tous les deux jours, c'est peu ; d'ordinaire j'en use une par jour. Ce qui veut dire qu'il va falloir que je fasse moins de photos et que je me cantonne aux meilleurs endroits. 
Cathedral Cave
Le problème est : comment savoir si ce que je veux prendre en photo mérite de l’être ou si je dois attendre plus loin, trouvant mieux ? Car si c'est moins bien après, ils sera trop tard pour revenir. L'option que j'ai prise est une demie mesure : ne pas prendre de photos en double avec différents réglages et ne pas regarder le résultat. Malgré ces précautions j'ai terminé cette journée avec une batterie vide aux trois quarts. Ça m'ampute la journée de demain. Sinon, je crois que je vais demander s'ils ne peuvent pas me recharger des batteries entre deux ravitaillements, s'ils y pensent. Car le bateau qui doit assurer mon transfert après demain pour passer au dessus de la zone dangereuse n'est pas un ferry ou un truc du style comme je pensais, c'est un bateau de Paddling Palau affrété spécialement pour moi, donc à même de m'apporter ce que je veux.
Nous sommes arrivés à Negermid Dock où le kayak a été rempli et prêt à l'emploi en un tour de main. Rex voulait que je monte dedans afin qu'il me pousse mais je lui ai dit que j'avais le temps et que j'allais rester encore quelques instants à quai le temps de prendre mon petit déjeuner, une barquette de pastèque coupée en morceaux qui n'a cessé de juter partout sur le siège de son pick-up. Ils m'ont donc laissé à mon sort, pas inquiets pour deux sous et Kay m'a dit : « You are so independent ». C'est vrai. D'ailleurs pourquoi ne le suis-je pas non plus dans mon travail, ça ne me ressemble pas ?

Nikko Bay vers Skylight Cave

Nikko Bay
Aujourd'hui il fait très beau et c'est une journée parfaite pour commencer cette aventure. Dès qu'on est arrivé sur le débarcadère j'ai pensé : « Voilà mon terrain de jeux ! ». Des îles tarabiscotées de partout, hautes et couvertes de jungle avec une eau profonde et verte mais d'une incroyable clarté où l'on peut voir le fond à des mètres en dessous. Les îles sont tellement enchevêtrées les unes avec les autres qu'on a l'impression que ça forme un tout et qu'on est sur un lac, cerné par le rivage de tout côté. Quand Rex m'a indiqué du doigt la direction à suivre pour me frayer un chemin, j'avoue que j'ai eu un peu de mal à le suivre, restant incrédule car il me montrait un cul de sac. Ça promet pour me guider ! Il ne faut pas que je me repère de visu mais avec la carte car seule la carte indique les passages secrets par lesquels passer. De loin on est incapable de discerner la sortie.
Quand j'ai fini le petit déjeuner, Kay est revenue pour me souhaiter un bon voyage. Je lui ai fait des au revoir de la main alors que je quittais le rivage et la civilisation derrière moi. 
Nikko Bay vers Cathedral Cave
Ça y est, le grand pas est fait, je suis désormais livré à moi même et à ma débrouillardise, ne pouvant compter que sur moi. Je n'ai pas d'appréhension, je suis détendu et confiant. Tout est bien ficelé, ça inspire confiance. Et j'ai un beau kayak avec des compartiments étanches incorporés dans la coque du navire. C'est là où l'on a mis les bouteilles d'eau, le matériel de camping et de cuisson. Il y en a un à l'avant et l'autre derrière. Ce sont des compartiments dont les couvercles se clipsent. Il y en a un aussi au milieu, plus petit, juste au niveau du siège pour accueillir ce qu'on doit toujours avoir sous la main : crème solaire, appareil photo... L'intérieur est constitué d'une poche filet ce qui permet de garder les affaires au sec. Un peu plus à l'avant au niveau des pieds, il y a un repose bouteille d'eau avec des sangles pour la maintenir. Il y a juste à se pencher un peu en avant pour la saisir. Pour l'assise on n'est pas à même le plastique de la coque comme ce qui est généralement le cas, il y a un siège en mousse avec un dossier dont l'inclinaison peut s'ajuster par des sangles et qui épouse bien le corps. Incorporé au dossier, il y a une poche externe dans laquelle on peut glisser le matériel de plongée, une carte... Tout à l'arrière c'est la plateforme qui vient recevoir le conteneur à provisions. Tout est très bien étudié, il y a même derrière le siège, au dessus du compartiment étanche, un espace avec des tendeurs en croix, parfaits pour coincer la douche solaire et les chaussures.
Skylight Cave
Je suis moins chargé que ce que je pensais car je croyais que tout serait chargé sur le dessus du kayak, comme ces voitures de maghrébins qui retournent au pays l'été avec du fourbi qui déborde de partout. Mais tout est incorporé. Et ça ne me freine pas dans ma progression, je glisse sur l'eau sans mal et vite. Le kayak a juste tendance à filer sur la droite quand je pagaye tout droit, sans doute un problème de répartition de la charge dont il faudra que je m'occupe plus tard.
Le programme de la journée consiste à explorer Nikko Bay et ses alentours. Nikko Bay est la baie qui entoure Koror, la capitale. 13000 personnes vivent dans l'état de Koror. Il y a dans la baie de nombreux vestiges de la seconde guerre mondiale, indiqués sur la carte, avec des canons dissimulés à peu près au détour de chaque méandre. Je n'ai pas encore réussi à en voir un seul. Au début j'ai cru que j'étais perdu car je me suis retrouvé à nouveau dans une lagune alors que selon la carte j'aurais dû encore longer la côte. Je me repérais en fonction des îlots que j'avais dépassés. 
Sans doute avais-je dû mal compter car quand j'ai tourné la carte à l'envers de manière à l'avoir dans le même sens que ma direction, je me suis rendu compte que j'étais déjà arrivé à mon premier arrêt, à un quart du parcours du jour, et ce en une demie heure ! A ce rythme là, j'allais arrivé plus vite que ce qui était prévu. En fait ça a l'air grand sur la carte mais quand on y est c'est facile. Kay avait raison. Elle m'avait dit qu'un carré de la carte équivaut à un kilomètre et demande à peu près 20 minutes de traversée. Vu que j'avais fait un carré et demi jusqu'à Lettuce Coral Wall, on était bon !
J’étais censé faire du snorkeling à cet endroit mais c'était très profond, les coraux tombaient en un à pic vertigineux et je ne me sentais pas d'humeur à sauter là dedans du kayak, sans savoir si je réussirais à y remonter. Car j'ai encore le conseil de Kay dans les oreilles, comme quoi il faut toujours poser le cul en premier, puis les jambes, sinon le kayak se retourne. 
Tarzan Cave
Et quand on est dans l'eau, va remonter en arrière pour poser un postérieur. On a plutôt tendance à vouloir y jeter une jambe puis l'autre. Je n'ai donc pas plongé, préférant auparavant faire un essai de remontage à bord ailleurs, en eau peu profonde. Le problème qu'il y a dans le parcours, si on ne plonge pas, c'est l’arrêt pipi ! C’est le truc con auquel on ne pense pas mais qui surgit rapidement surtout quand on s'est enfilé une barquette de pastèque au petit déjeuner. Car évidemment avec toute cette eau autour et le clapotis à chaque coup de pagaie, ça procure des envies irrépressibles, ce celles qui ne peuvent pas attendre. Pas de plage dans le coin, pas d'endroit où l'on a pied, que de la jungle qui arrive à fleur d'eau, aucune possibilité de poser un pied à terre, les rochers tombant à pic dans la mer. Bref, problème ! Que j'ai résolu par la seule option qui restait : ramper vers l'avant, là où le canoë est plus étroit, pour pisser du bateau, accroupi et cherchant à viser l'extérieur par dessus le bord, avec plus ou moins de succès... Heureusement le fond est percé de trous au niveau du siège et des pieds, aussi l'eau entre et ressort librement.

Nikko Bay

L'ile de Tarzan Cave
Je me suis ensuite rendu à Disney Bay pour voir une lagune mais j'ai compris ce que veut dire la barre rouge sur la carte : ça veut dire qu'on ne peut pas y pénétrer, que le passage doit sans doute être sous marin. J'ai donc continué vers la sortie de la baie, vers le grand large, pour atteindre Cathedral Cave que j'avais lu au début comme étant Cathedral Cove. Aussi je m'attendais à voir une crique, m'émerveillant devant des eaux turquoises et des fonds sableux agrémentés de coraux et de poissons en tout genre dont certains me passaient par dessus le kayak. Jusqu'à ce que je vois un bateau gorgé de touristes s’approcher et disparaître, comme happé par un trou noir. D'un coup de pagaie je suis allé voir ce qui se passait et je me suis alors rendu compte que j'avais mal lu. C'est un endroit fabuleux, une petite grotte dont les rayons du soleil à l'entrée percent le fond en l'éclairant d'un bleu qui fait mal aux yeux. Quand je suis ressorti de là un autre bateau arrivait avec des touristes qui me faisaient coucou de la main et me prenaient en photo comme si j'étais une bête curieuse avec mon kayak de survie jaune et vert. 
Tarzan Cave
C'est ici que j'ai fait mes essais d'homme à la mer, en ayant pris soin de bien attacher une laisse qui part de l’avant du bateau et se fixe par scratchs à la cheville. J'en ai profité pour faire du snorkeling, plus pour étrenner mon nouveau masque acheté à Sydney et tester l'étanchéité du tuba échoué que j'avais trouvé à l’Île des Pins. J'avais peur d’être entravé dans ma progression par ce fil à la patte mais non ; même s'il y a une petite butée en fin de course de temps en temps, le kayak suit là où je vais, placidement sans que j'ai besoin de le tirer.
Je comprends pourquoi les horaires de marée sont importants dans mon périple car je suis passé au dessus de massifs coralliens presque à fleur d'eau. Heureusement les récifs figurent très bien sur les cartes aussi on sait que ça peut être problématique à marée basse. Je ne sais pas quelle marée on est, j'ai oublié de regarder, et tant que ça passe c'est le principal. Tant que je n'ai pas non plu à faire marche arrière. Car c'est bien ce qui pourrait arriver si je ne fais pas attention aux marées, comme ce qui m'était arrivé aux îles Fidji où j'avais fini bloqué à boire du kava.
Entrée de Tarzan Cave
Le prochain saut c'est Skylight Cave, une autre grotte où j'ai pu poser un pied à terre et me dégourdir les jambes. J'ai ensuite longé la côte, faisant une petite entorse à l'itinéraire, pour aller admirer un rocher qui flottait seul comme une dent dans la baie d'Along : Ngerchebuki. Le temps aussi d'attendre qu'un groupe de kayakistes que j'avais vu devant moi ait terminé d'envahir la prochaine curiosité : Tarzan Cave. Juste quand je tirais le kayak sur le sable au milieu des leurs, ils arrivaient pour partir. Un groupe de japonnais étonné de me voir là tout seul et qui ne font un tour qu'à la journée. Le problème avec le kayak c'est pour le mettre sur le sable, hors de portée de la mer pour ne pas qu'il s'échappe. C'est lourd comme un cheval mort et chaque fois je dois arc-bouter à quatre pattes, tirant de toutes mes forces sur une poignée qui n’est qu'un bout de corde, à la limite du lumbago. Je fais très attention car avec mon dos fragile ce serait catastrophique si je me coinçais maintenant. Je ne pourrais plus faire de kayak, avec cette position assise les jambes tendues en avant on a toujours le dos qui travaille. Tarzan Cave mérite bien son nom, c’est plein de stalactites aux couleurs incroyables avec des arbres et des lianes qui essaient d'envahir un trou de lumière.
Tiabekl Beach
Juste en face se trouve Tiabekl Beach. C'est là où je me suis arrêté pour déjeuner. Il était 12h07 et j'étais déjà tout près du point de campement de ce soir. J'ai donc pris mon temps, nagé un peu et mangé en goûtant à tout ce calme, perdu dans cet endroit vierge et unique. Ma petite excursion commence très bien, c’est le bonheur. Malheureusement quand j'ai repris le kayak, bravant des vagues qui soulevaient le canoë dangereusement (je suis en limite de barrière de corail et l'endroit est ouvert sur l'océan avec aucune île pour couper le vent), c'était pour constater que des gens étaient agglutinés à Lee Marvin Beach (appelée aussi Blue Devil Beach). Je comptais y passer l'après midi tranquille et profiter de mon avance pour prendre mon temps en montant la tente et déballant tout le barda mais j'ai été accueilli par des gamins locaux, possédés, une flopée – au moins une vingtaine – qui criaient sans arrêt et poussaient le kayak en nageant derrière. Pendant ce temps les parents étaient dans l'eau, sifflant canette de bière sur canette qu'ils jetaient dans la mer sans plus d'égard. 
Tiabekl Beach
Quand j'ai mis pied à terre c'était au milieu d'une odeur insoutenable de restes de poissons grillés laissés par terre au soleil et couverts de mouches. Un barbecue débordant de cuisses de poulet fumait encore, les hommes dormaient en tas sur des espèces de bancs en bambou, à l'ombre. Comme il faisait très chaud, j'ai dû aller me baigner à nouveau, m'éloignant le plus possible pour essayer de ne plus entendre ces cris stridents qui me perçaient les tympans. Peine perdue, c'était pire qu'une école maternelle, il en surgissait de partout, des arbres, comme des singes. Ils saccageaient tout, s'amusant à casser les rameaux avec des bâtons. Dans l'eau flottait des assiettes en plastique, des plateaux repas en polystyrène, des gobelets, des tongs... Un dépôt d'ordures flottant. J'ai tout ramassé à leur place, faisant un tas sous leurs yeux pour les mettre face à leur irresponsabilité. Ils s'en foutaient, la propreté et le respect de la nature ça leur passe par dessus la tête. C'est comme s'ils étaient venus pour tout saccager. Sur le sable mon regard a été attiré par des choses fourmillant de mouches en transes : des merdes humaines avec des gosses qui jouaient à leur pied et des mères lobotomisées qui regardaient fixement l'horizon. Ah pauvre humanité !
Tiabekl Beach
J'ai quitté ce camp de l'horreur pour revenir en arrière, à une autre plage, plus lugubre car déjà plongée dans l'obscurité dès 15h30, Ancient Village Beach. Comme je pouvais aussi y camper, j'ai commencé par délester le kayak. Mais être coincé si tôt dans cet endroit sans pouvoir profiter du soleil, avec rien à faire, attendant la nuit en moisissant, ça m'emmerdait ! Aussi après avoir laissé passer une heure et un grain plus tard, je suis retourné à l'autre plage afin de suivre l'évolution. Ça n'avait pas changé d'un pouce, à part que la marée montante avait emmené les merdes au large et que les gosses faisaient un peu moins de bruit, sans doute fatigués d'hurler. Par contre les adultes étaient complètement bourrés et rigolaient dès que l'un d'entre eux se levait pour terminer sa marche hésitante dans l'eau. Ils en étaient toujours à manger, ils ont dû passer la journée à ça, c'était barbecue non stop et les gamins continuaient à manger les doigts pleins de poulet et de riz, dans une assiette disposée à même un sable cradingue qu'ils faisaient valdinguer en mangeant tel un clebs avec son écuelle. Des animaux !
Le camp de Ancient Village Beach
L'un des adultes est venu me parler ou a essayé, il n'arrivait pas à articuler deux mots à la suite, le short de travers laissant voir la moitié du cul. On avait dépassé le stade de la décence et ça faisait raccord avec le reste. Malgré tout, dans tout ce charabia j'ai fini par comprendre qu'ils ne restaient pas camper cette nuit. C'était ma crainte. J'ai donc déballé mes affaires, prenant sur moi pour passer outre ce vacarme. Le type voulait appeler ses potes de Peleliu pour qu'ils viennent me livrer de la marijuana. Il m'a dit qu'elle était très bonne, que là bas les champs fleurissaient et que les gens surnommaient Peleliu « Little Columbia ». C'est là que je dois terminer mon expédition pour prendre un bateau qui me ramènera à Koror. Il est prévu que j'y dorme la veille et Kay m'a conseillé de réserver un hébergement, le camping n'étant pas sûr. Il y a des villages, les gens vont et viennent et ça traficote à toute heure. Kay m'a même donné les tarifs en vigueur : 3$ la prise (je ne sais pas comment on dit, je ne connais pas l'unité de mesure, pas habitué de ces choses là). Apparemment là bas c'est culturel et personne n'y trouve à redire. Kay m'a demandé si cela ne me choquait pas trop. Je lui ai répondu que non, c'est leur culture, ils font bien ce qu'ils veulent.
Blue Devil Beach
Au bout d'un moment, tout ce petit monde a fini par rassembler ses affaires, nettoyant à ma grande surprise un peu la plage, pendant que je montais la tente. Ils ont laissé le camp piétiné plus qu'à Longchamp un jour de course ! Malheureusement ils sont partis trop tard, j'avais trop attendu, le dîner a dû être abrégé pour cause de nuit. Je retiens qu'à 18h30 on n'y voit plus rien. Je dois en conséquence pour les autres jours prévoir une arrivée au campement vers 16 heures, le temps de tout monter et préparer à manger. Ce soir je me suis retrouvé à quatre pattes dans l'eau, à faire la vaisselle, courant après un couvert qu'une vague emportait, me faisant éclabousser au passage, à tâtons. J'aime bien le camping mais alors pas du tout préparer à manger. C'est un calvaire. Aussi quand je fais du camping sauvage je m'organise toujours pour manger au restaurant ou grignoter quelque chose sans avoir à cuisiner quoi que ce soit. Mais va trouver un restaurant ici ! Le plat cuisiné était infect, mais quand on a faim, on mange tout !

Périple du jour

2 commentaires:

  1. Ok respect c'est super beau mais la prochaine fois si tu n'es pas mort préviens !!

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    1. Il suffit pas de regarder les jolies photos, tu lirais ce que j'écris tu aurais su. J'avais prévenu depuis pas mal de temps. Mes parents eux ne se sont pas inquiétés. OK, je sais je suis long mais quand on aime on ne compte pas!

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